Conseil Consultatif des Locataires
CoCoLo-hmw
Juillet 2004.
Louis CLEMENT
AMÉNAGEMENT DES
ESPACES VERTS DES QUARTIERS
CAPRICORNE-PLÉÏADES ET SIRIUS
Chacun connaît l’intention de rénover les espaces verts de nos quartiers, annoncée par les affiches roses, lors de l’enquête publique du mois de mai, un projet de L’Habitation Moderne.
Le Conseil Consultatif des
Locataires s’est intéressé à ce problème.
Tout d’abord, un de ses membres
a étudié les aspects techniques du projet, avec le Comité de quartier. Ses
remarques ont été jointes à celles du Comité de quartier, et transmises, par un
courrier au CoCoLo, au Président de la
Commission de Concertation.
Mais notre conseil consultatif
des locataires s’est surtout préoccupé des retombées du projet sur le calcul
des charges locatives. Voici ses conclusions :
-
Lors de la création du quartier Pléïades-Capricorne,
l’aménagement des espaces verts par l’architecte paysagiste René Pechère a été
une vraie réussite, citée par les autres sociétés de logements sociaux comme un
exemple à suivre.
Il avait
été décidé à l’époque que les frais d’entretien seraient assurés par une
contribution de tous les habitants, locataires et propriétaires
Cette
décision a été acceptée par tous, car chacun, à ce moment, était persuadé qu’à
plus ou moins brève échéance, l’espace vert deviendrait propriété communale, et
donc serait entretenu aux frais et par le personnel de la Commune. Quelques
promesses ont été faites à plusieurs reprises dans ce sens.
-
Mais avec le temps, il est apparu que cet espoir était
vain. D’où les propriétaires, à l’exception d’une petite minorité, ont
interrompu leurs paiements. Les locataires, quant à eux, n’ont pas eu le choix,
puisque les frais d’entretien de leur environnement sont ajoutés aux charges
annuelles.
-
Il est bien évident que les sommes ainsi récoltées ne
permettent qu’un entretien sommaire et irrégulier, d’où la question : que
va-t-il se passer après l’exécution des travaux d’aménagement des espaces
verts, alors que le plan prévu nécessitera un entretien plus onéreux. ?
Va-t-on augmenter le montant de nos charges ? L’Habitation Moderne a-t-elle trouvé une solution alternative ? Ou aurons-nous la frustration de voir une seconde fois notre environnement mal entretenu, retourner à l’état sauvage ?
-
D’autre part, des éléments du projet présentent une
fragilité et une vulnérabilité
certaines. Exemple : la pose
d’œuvres d’art sur plusieurs pelouses.
Quid,
alors que le vandalisme s’est fortement développé au cours des dernières
années, et que la police de proximité est inexistante ? Devrons-nous
payer, soit la réparation des dégâts, soit une surveillance efficace et
régulière ?
Quatre délégués du CoCoLO se sont rendus à la Commission de
Concertation et y ont présenté notre position. Les réponses obtenues à ce jour
n’ont rien de réjouissant.
1) Il
apparaît clairement que les autorités communales n’ont aucune intention de
prendre à leur charge l’entretien de
nos espaces verts. Elles n’ont aucune obligation légale de le faire.
2) Oui, la
rénovation projetée entraînera de nouveaux frais d’entretien qui se
répercuteront sur le calcul des charges locatives (mais avec promesse d’étudier
la diminution d’autres charges afin d’en diminuer l’impact ! )
3) L’Habitation
Moderne ne paraît pas envisager de mesures pour obliger les propriétaires à
payer leur quote-part.
4) Face à
nos questions sur les entretiens futurs, le Directeur de l’Habitation Moderne a décidé de demander à l’architecte
paysagiste la rédaction d’un cahier des charges pour l’entretien annuel. Or,
celui qui existe aujourd’hui est complet et suffisant. Ce n’est que le manque
de moyens qui entraîne sa non-exécution.
Il faut souligner que certains
membres du Comité de quartier, présents à cette concertation, ont insisté sur
le fait qu’à défaut d’un financement efficace de l’entretien et de la surveillance,
le projet présenté par L’Habitation Moderne ne peut qu’échouer.
De notre côté, nous attendons
maintenant des réponses claires et précises, que nous vous communiquerons en
temps voulu. Nous restons attentifs à l’évolution du dossier et ferons tout
pour l’améliorer.
Nous sommes également à l’écoute
de toutes vos suggestions.